Sur la relation à l'autre
Bonjour,
Aujourd'hui je voudrais partager une reflexion que j'ai eu après lecture d'un post sur un blog. La question était, à peu près : comment me mettre à la place de l'autre? Comment agir de la façon la plus juste possible avec l'autre?
J'ai eu un long parcours à faire pour réussir à me situer à peu près dans la moyenne.De la volonté de briller à l'effacement, d'une brutale envie d'indépendance à un début d'attention à l'autre.
Dans la tradition de l'hospitalité et de la religion, l'autre est Dieu, l'autre est un autre soi-même, car Dieu réside "en chacun de nous". C'est pourquoi il faut lui donner le meilleur quand on l'acceuille, parfois au détriment de soi.
Donner à l'autre le meilleur est donc une façon d'encenser les relations humaines. Mais l'autre peut-il pour autant accepter qu'on s'oublie totalement au point de s'oublier? S'il-elle le fait, alors celui-là est en quelque sorte égoïste.La relation ne fonctionne pas. Deux personnes appliquant , idéalement, le principe de "donner le meilleur de soi à l'autre" peuvent en principe créer une relation harmonieuse, car il y a échange de l'oubli de soi.
Mais en réalité ce principe ne fonctionne pas toujours. Dans les traditions orientales ( excusez la grossierté du terme), l'être humain, pour se connaitre, doit assumer une part sombre et une part claire. Le terme de clair et sombre est lui même un jugement qui empêche l'action, car nul ne peut dire qu' une action a étée bénéfique ou négative, ses conséquences étant ( probablement) fixées en avance et étendues dans le temps jusqu'àprès notre mort. La personne se doit donc de se connaitre, et ce qu'elle donne à l'autre est soi-même, c'est à dire ce qu'on apelle du bien et du mal. Aimer une personne signifie accepter ce bien et ce mal.
Peut-on pour autant laisser les peronnes faire ce qu'elles veulent, et les laisser nous faire du mal? Non, car dans la théorie si les caractères sont "fixés" , les chocs entre les caractères le sont aussi. Si je suis moi-même, alors je réagis en tant que moi-même face à quelqu'un d'autre. Je suis assez violente, et si on me fait du mal je le rends.Cela n'est objectivement ni bien ni mal.
Pour autant, il est possible de faire un juste milieu, avec l'éducation de ce qu'on appelle l'égo. Si on prend la théorie du destin et que rien n'est au hasard, alors le choc avec un autre caractère est là pour nous faire réfléchir sur le nôtre.S'il y a hasard, alors tout rencontre est une opportunité pour tenter de voir un autre point de vue que le sien. Avec l'empathie, on peut agrandir son bonheur en rendant les autres heureux. Cependant si on n'est pas heureux personnellement, le bonheur qu'on crée autour de soi est incomplet et peut nous rendre malheureux-se.Au final, tout se rapporte à nous-mêmes.Mais il ne faut pas le simplifier à la théorie de "il n'y a pas de sentiment désinteressé, on donne pour être aimé". Au final,je pense qu' il y a une dimension dans le don et dans la relation à l'autre, qui nous dépasse. En restant dans le milieu, on a une chance de créer une relation avec deux personnes aux volontés complémentaires : je reste ce que je suis, mais je prends un peu de toi. Je veux que tu restes ce que tu es, car je t'aime comme tu es, mais tu prends un peu de moi.
Mélangé à ça, il y a les normes sociales. Nous les avons apprises, et il est facile de les confondre avec le fait de fairel bien-être de l'autre, tout comme il est facile d'aller à l'autre extrême, celui de croire qu'elles nous rendent tous-toutes malheureux-ses.Pour moi, le juste milieu est que nous les avons apprise et que d'une certaine façon nous fonctionnons avec. Mais chaque personne doit être perçue individuellement, et chacune par l'existence d'une perception personelle rend les normes générales inopérantes. Nous devons nous adapter à l'autre, c'est une question de ressenti.C'est pour cela que la relation à l'autre est ce qu'il y a de plus difficile.
Pour conclure , je dirais : pour établir une bonne relation à l'autre, il faudrait s'estimer assez pour vouloir son propre bonheur. Par cela, on arrive à estimer les autres, et à vouloir leur bonheur.Ensuite, c'est un long chemin qui s'amorce afin d'arriver au justem ilieu qu'on ne trouvera peut-être jamais, mais dont on peut s'approcher.Le plus difficile, est qu'au fond ça ne s'explique pas, et que l'égoïsme est difficilement vaincu, sauf par un intense travail de démolition ou un revers de la vie.
Ayant écrit totu cela comme des évidences afin de pouvoir faire une ligne de pensée, je reprécises que ceci n'est bien sûr qu'un point de vue discutable, bien sûr.
Bien à vous.
